La révolte d'entrée plus que timide...
Fortes de la certitude qu'elles n'avaient pas le droit de se louper, les Bleues entamaient le match pied au plancher. Reprenant leur 5-1 avec Véronique Pecqueux Rolland et agressive en attaque avec une Camille Ayglon qui n'attendait pas pour ouvrir son compteur. Mais la Macédoine bien que prise un peu à la gorge ne paniquait pas du tout. Tranquillement mettant en place leur attaque, trouvant par 3 fois la solution sur jet de 7 mètres, les filles de Ljubomir Saveski prenaient le contrôle du match au grand dam d'une salle des Arènes vraiment trop muette pour être un atout majeur de cette rencontre. Cette confiance allait être conforté par le retour quasi immédiat du péché mignon des Françaises, les pertes de balles...
Crispant et inquiétant
Résultat, un équilibre plus qu'inquiétant qui se met en place avec une attaque de plus en plus fébrile et une défense qui n'a de choix que d'assumer le poids du match avec heureusement une Valérie Nicolas qui tenait tout ce qu'elle pouvait dans cette passe difficile. Les changements de défense avec Alisson Pineau devant, l'entrée de Mariama Signate permettait à la France de mener un court instant avant que le coach Macédonien ne remette les choses en place en prenant son temps mort à la 19° minute. Le match devenait de plus en plus crispant avec une Olga Kolesnick qui se met à faire des arrêts bloquant les quelques tentatives positives des Bleues en attaque placée ! Arrêts heureusement complètement contrebalancés par un joli show signé Val Nicolas. Cela devenait tellement grave qu'Olivier Krumbholz, après avoir multiplié les changements de joueuses au point de ne pas avoir un 7 stable plus de 3 minutes, que le coach français prenait son temps mort au bout de 21 minutes de jeu.
Le one women show des gardiennes Pix : Valérie Nicolas
Restait encore et toujours la Bretonne la plus célèbre du handball féminin pour faire monter les actions tricolores. A force d'arrêts de classe, la Championne du Monde 2003 donnait les ballons pour que le compteur tricolore puisse enfin enfler mais malgré une entrée plus que positive d'Amandine Leynaud sur jet de 7 mètres, le tout petit but d'avance à la pause ne faisait pas rêver d'un quart de final à Bercy, restait 30 minutes pour encore espérer à un voyage parisien pour les Françaises.
La machine se lance enfin ?
Le début de seconde période allait enfin permettre aux Bleues de se décrisper un peu en attaque. Retrouvant enfin une Camille Ayglon au niveau de la World Cup avec un 4/4 depuis le début de match et des prises de risques plus que payantes, ayant toujours en Valérie Nicolas une énorme assurance tout risque, une Véronique Pecqueux Rolland astucieuse et efficace en montée de balles, la France prenait un matelas de 4 buts d'avance qui pouvait lui permettre de voir venir à condition de tenir ses nerfs et son niveau de jeu de ce début de deuxième période. Deuxième problème à régler, mais là il ne relevait pas du domaine du jeu, une paire Lettone d'arbitres qui a quand même tendance à ne rien lâcher aux Bleues, au contraire... Résultat, deux trois coups de sifflets ou plutôt de non coups de sifflets, deux trois échecs et pertes de balles et la Macédoine déboulait comme un obus sur les talons des Françaises avec seulement 2 buts de retard à l'entame du dernier quart d'heure de jeu. Inquiet à juste titre, Olivier Krumbholz tentait de remettre son groupe en marche avant en prenant son temps mort.
Camille redevient Ayglon
Malgré une Valentina Radulovic dans tous les bons coups, malgré une Marina Lambevska surpuissante, la France se relançait enfin un peu, mais surtout dans la manière... Pour le reste, il y avait toujours un bras ou une jambe macédonienne ou une erreur française pour donner encore un pue vie aux espoirs macédoniens. Enfin un peu exclues par la paire arbitrale, les Macédoniennes allaient vraiment lâcher du lest à l'occasion d'une double exclusion quasi simultanée qui permettait à Makaan Tounkara et Siraba Dembele de redonner les 4 buts d'avance pris en début de période. Restait à finir le boulot proprement et c'est Camille Ayglon qui allait s'en charger. De retour après 3 matches plus que difficiles, la jolie gauchère nîmoise enchaînait quelques actions signées du sceau du talent, avec but et deux minutes, but et jet de 7 mètres obtenus qui envoyait la France vers cette victoire indispensable pour vivre encore ce Mondial avec ambition, au point d'être élue joueuse du match, ce qui n'était que justice. La fin du match n'était plus que plaisir, les Bleues se permettant même de finir sur un kung-fu Tounkara – Herbrecht qui enflammait enfin les Arènes de Metz.
Au final, les Bleues se sont et nous ont quelque peu rassurés pour la suite, rien n'est fait, mais rien n'est perdu, pour assurer définitivement le coup, il faudrait aller chercher une victoire demain face à la Russie ou mardi la Norvège, et si tel était le cas, on pourrait alors dire que les Françaises sont revenues dans le cercle très fermé des demi-finalistes potentiels. Restera la jolie question de l'arbitrage d'un pays organisateur, certes la France a gagnée mais la prestation de la paire lettone laisse un peu pantois, quand on voit le traitement de la Manschaft l'année dernière en Allemagne, on reste rêveur...
Article by Handzone
Dsl de pas avoir écrit l'article... je ferais mieu la prochaine fois mais là j'ai pa eu trop trop de temps. A+ Clem